LA CULTURE ET LA CONSERVATION DES ALIMENTS AU QUÉBEC

LA CULTURE ET LA CONSERVATION DES ALIMENTS AU QUÉBEC

par Katherine Massam

La révolution industrielle est arrivée tôt en Angleterre où j’ai passé les 30 premières années de ma vie, et la coupure entre la campagne et la ville a été rapide et brutale. Déjà mes arrière-grands-parents étaient des gens de la grande ville et mes parents n’ont jamais appris à faire un jardin encore moins la conservation d’aliments.

Je constate que la conservation des aliments au Québec n’est pas un domaine réservé aux femmes. Au travail mes collègues vendent leurs betteraves et leurs ketchups. Je crois qu’auparavant, la conservation pour l’hiver était vital pour la survie, et tout le monde aidait. Quand nous habitions à Montréal, c’est notre voisin ingénieur qui a appris à mon mari comment conserver les poivrons: un savoir-faire de son enfance qui a été partagé avec son amitié.
Depuis notre déménagement à TSR, plusieurs résidents nous ont aidé à démarrer notre potager. Un voisin va me montrer comment mettre des tomates en conserve. Un autre m’a raconté comment les enfants de 3 à 11 ans participent à la mise en pot des haricots de jardin.

Ce sont des habitudes précieuses qui lient les familles et les générations. À l’épicerie, nous avons accès aux produits frais de l’étranger toute l’année, et la culture et la conservation sont devenues des loisirs et non une nécessité.
Je me dis que ce transport d’aliments sur de longues distances ne pourra pas durer en raison de la crise du pétrole et des changements climatiques. Les Québécois sont bien partis pour s’adapter. Pour notre portefeuille, pour diminuer la pollution, pour préserver les traditions de famille et parce que c’est bon, moi je continue à conserver les aliments de mon jardin.

Réponse à ce projet

caractères permis